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L'un chante, l'autre dit si bien...
Comment
exprimer tout ce qui s’est diffusé,
entre eux, entre nous, en ce soir d’automne
, dans cette salle intime, à leur
mesure...?
Dès leur entrée, ils nous
convient à cheminer avec eux. Stephan,
costume au petit gilet à la Eldorado,
classe comme toujours. Philippe de noir
vétu, une silhouette à la
sixties, le nez chaussé de lunettes.
Il installe de sa belle voix grave, à
la fois douce et triste: Durant un long
moment, laissant à Stephan le soin
de reprendre le long de sa superbe guitare
blanche ce fil de leur complicité.
Ce sera ainsi. Ce qui va circuler, de textes
en mélodies, de connivences en émotions,
de gravité en rires ne sera que délice.
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Au hasard de
leurs souvenirs et de leur présent qu’ils
font nôtres pour ces instants, seulement,
ils vont nous inviter à découvrir
ce qui fait l’alchimie et la fusion pour
faire naître une chanson et une amitié.
Ils racontent leurs rencontres de Martha’Vineyard
aux US à Florence puis dans le sud-ouest,
leur lien qui se tisse à travers l’histoire
de la communication.
Vous savez, lance Stephan, pour les anciens, ce
truc, le fax, et puis les cassettes. Maintenant
les mails, sms et twiter.
Toujours branché ce duo-là , depuis
presque un demi-siècle qu'ils composent
ensemble.
Stephan, très détendu sous le regard
attentif et attendri de son ami, s’émerveille
toujours devant le talent de Philippe, mais reste
très drôle quand il avoue son étonnement
et sa perplexité à mettre des notes
sur certains textes.
J’adore son : « Mesdames messieurs
» comme si nous étions au music hall
!
Le clown blanc et l’Auguste. Mais qui est
qui ?
Et le public marche dans l’aventure.
Philippe nous lit les premières pages de
son dernier roman, tragique à fond, avoue
qu'il finira bien mais tout les deux s’accordent
pour dire qu’il vaut mieux commencer très
bas pour aller très haut.
Ce sera le credo optimiste de la soirée.
S’ il y a bien sûr « Pas d’ami
comme toi « il y a aussi la superbe «
Dis-moi où » : « Vous vous
rendez compte dit Stephan, il est incroyable ce
garçon ! Il écrit :« J’éternue
quand tu t’enrhumes.. . !!
Les textes et les musiques commencés par
l'un ou l'autre s'enroulent .
Il y aura Confetti, Voyage la magnifique, la déchirante
Tu ne me dois rien.
Et puis Pas déplu, entièrement composée
par Philippe Djian, Stephan en panne d’inspiration.
Celui-ci , toujours mécontent de sa musique
pour la Voisine laissera Philippe dire seulement
le texte et ce sera beau, tout simplement.
D 'autres mots,, Vipère et Son soulier
droit la blesse, petits bijoux ciselés
par la plume de l'orfèvre Djian repris,
en contrepoint, par l'élégante musique
de Stephan.
D'amour, il en sera question bien sûr .
Philippe, après la découverte de
tant de belles filles au pied de Stephan lors
de ses concerts réalise qu’il faudra
toujours écrire des chansons d’amour,
toujours…
De l’amour, nous en avons eu. Du vin aussi
et quel vin, Mesdames et messieurs !Du porto vintage,
arrivé comme par magie du premier rang,
dégusté par nos deux compères
et délicatement offert à certains
dans la salle. Une histoire de bouteille de porto
et de verres brisés, dans le passé…
Puis, Rivière, ma plus belle, Ironie réclamée
par le public et pour le final: devinez?
Merveilles composées à quatre mains,
deux esprits et un seul cœur.
Ils sourient, ils saluent et s'en vont.
Nous restent des instants de grâce, rares,
singuliers et tendres. Un plaisir partagé
par tous!
Deux frères en création, deux amis,
deux hommes à aimer.
On leur souhaite de poursuivre ce dialogue lumineux,
longtemps, longtemps encore, jusqu’au paradis
des artistes !
Olga
(Octobre 2010)
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