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Concert Littéraire Philippe Djian/Stephan Eicher
(accompagné d'
un Trio à Cordes : Jean-Philippe Audin (Violoncelle) , Fred. Pallas (Alto) et Johan Renard (Violon))
Stephan Eicher : Chant, guitare, harmonica, piano - Philippe Djian : Voix et chant.
Stavelot ( BE - 18
mai 2011 ) VS Courbevoie (FR - 20 mai 2011)

 
photos du concert
Concert Courbevoie - 20/05/2011
Audios
Concert Courbevoie - 20/05/2011
Setlist
Tracklist
Intro au parc des pléaïdes
Durant un long moment
Pas d'ami (comme toi)
1000 vies
Derrière le mur
Confettis
Des papillons
Tu ne me dois rien
Dis moi-où
Vipère
Rivière
Elle me dit
Voyages
Dans tous les bars
Pas déplu
La voisine
Déjeuner en paix
Oh ironie

Audios by Rafale ( Courbevoie - 20/05/2011)
(c) whatever-fr.com
 


J’ai pris la route dès 15h ! 181km, quand même…
Donc, arrivée très tôt, le char garé sans soucis… Le temps de balader un peu sur le site des fouilles des ruines de l’abbaye primitive (Stephan en parlera…)… Le temps de casser la croûte…

Et voilà : à peine 18h45 et j’attends dans le vaste hall de l’Abbaye, avec un couple qui m’a précédée, qu’arrive la responsable qui me donnera le précieux et (in)attendu sésame ! Nous patientons tout à côté d’une première double porte (No entry !) : une voix, celle de Djian, puis une autre et des notes bien connues… La répétition est en cours : c’est déjà un délice, d’autant que coulent les notes de « Rivière » !

La dame arrive, s’installe à la petite table, barrière symbolique devant l’accès à la salle.
Je me nomme, elle sort le joli ticket (j’ai pas les moyens techniques de vous le montrer, mais c’est une très jolie photo de SE et Djian ), je sors mon portefeuille... Et la porte s’ouvre : je lève la tête et, juste derrière Philippe Djian qui passe furtivement et se dirige vers le fond du hall, suivi des musiciens, mon regard plonge dans des yeux sombres, sérieux, presque sévères, étonnés qu’il y ait là déjà ces trois impatients qui attendent et ont tout entendu… Regard presque réprobateur : la préparation du concert, ce doit être « top secret » ! C’est vrai, quoi ! Est-ce que les invités vont soulever le couvercle de la marmite pour connaître le menu ???!!!
Donc « Bonjour », d’un ton bref ! Auquel nous répondons bien sûr, et l’autre dame qui est là remercie pour cet avant-goût du spectacle alors que tous ont déjà quasi disparu !

Waouh ! Je ne rêve pas ! Non ! Non ! Non !

Les minutes s’égrènent, lentement. Elles doivent bien faire 90 secondes chacune, c’est pas possible autrement !

Vers 19h20, et parce que nous sommes déjà assez nombreux, on nous ouvre la salle.
Une toute petite salle voûtée, relativement étroite, et qui se révèlera d’une remarquable qualité acoustique. Quelques rangs de chaises en parterre, des gradins où, assis dans les derniers rangs, il serait presque aisé de toucher le plafond. La scène juste assez grande pour accueillir les trois musiciens, le piano (Eh oui ! La rock star peut exiger un piano ici aussi !!!), un haut tabouret et une chaise type « de bureau », les micros et l’électronique en version minimale…

Place 207, pour 215 maximum au total. Mais j’ignore les hasards de la numérotation car cela me place non tout au fond, mais à la fin du deuxième tiers, sur la gauche ! Vais pas me plaindre, tout de même !!! Et je dois dire que je suis bien placée ! Vue plongeante, rien à redire, surtout pour ce ticket que je n’osais plus espérer ! D’ailleurs, je ne suis pas encore tout à fait certaine que cela est bien réel… Je suis un tantinet tendue… Une telle chance, après une telle déception (Denain)… !!! Quelque chose va se passer qui va me réveiller brutalement et je vais me retrouver, hébétée, calée dans mon canapé à lire « pépère » !

Meuh non !!! La salle se remplit doucement… Les portes se ferment. Et s’ouvrent à nouveau pour permettre aux éternels retardataires d’entrer : j’aperçois SE qui passe… Waouh ! Ça y est !!!
Quelques applaudissements fusent… Une ou deux minutes interminables… Les musiciens font leur entrée sur scène. Un furieux tape du pied !
Et la magie commence, tout en douceur « Durant un long moment »… Et là, je sais que ce sera du bonheur tout pur pendant tout ce concert, tellement désiré, tellement attendu, tant le phrasé, la profondeur de la voix de Philippe se marient admirablement aux accords de guitare et à la voix de Stephan… Ces deux-là sont vraiment complémentaires et complices : j’espère qu’ils nous referont une ‘tite tournée de ce tonneau : ce doit être un Château d'Yquem, rien de moins !!!( J’en ai jamais bu mais j’imagine… )
Tonnerre d’applaudissements dès ce premier morceau !

Alors, ne me demandez pas la setlist : je n’en sais rien !
Et n’attendez pas de photos non plus: d’abord, j’avais oublié mon appareil et puis, de toute façon, je n’aurais pas pris de clichés : je ne veux absolument pas perdre une miette du concert ! Je reste yeux rivés sur la scène et oreilles tendues : le ciel me tomberait sur la tête que je ne m’en rendrais même pas compte !!!

Je sais simplement, que durant ce trop, trop court concert, il m’a été donné d’entendre, de ce duo merveilleux, quasi l’intégralité de mon « top 10 » !
Alors, comme ça me vient, et dans un joyeux désordre : « Durant un long moment », je viens d’en parler, mais aussi « Mille vies », dans une version plus « violente » qui m’a littéralement bouleversée.
« Rivière »… Aaaah ! « Rivière » ! Stephan se lève, se dirige vers le piano, après avoir expliqué comment il peut désormais en obtenir un sur scène et, s’adressant au public qui se trouve face à l’instrument, il demande à cette partie-là de la salle de ne pas faire de photos pendant qu’il joue « pour qu’on ne voie pas mes grosses fesses (sic) ! Rires et applaudissements !!! Cela dit, j’ai littéralement adoré cette version au piano et pourtant, « Rivière », c’est « the » titre auquel il ne faut pas bouger, l’interprétation qui me touche le plus étant celle du « Taxi Tour Europa » (qui passe en boucle dans la voiture pour le moment…)
« Voyage », dans une interprétation différente mais tout aussi sublime que celle de l’enregistrement de La Rochelle. Un « Déjeuner » vraiment en paix : c’est comme cela que je l’aime le plus ! « Tu ne me dois rien », « Dis-moi où », « Ô Ironie » en ultime rappel, lancinant plus que jamais ; aussi beau, si pas plus, que dans la version que Stephan nous avait offerte en finale des derniers concerts de la tournée « Eldorado »…J’en ai les larmes aux yeux…

Vraiment, ce fut une trèèèès bonne idée, Stephan, d’inviter ce trio de cordes sur scène !

Et puis, il y a ces textes, ces chansons qui n’existent pas ou pas encore et dont on voudrait l’intégralité sur le prochain album… Telles quelles, avec la voix de Djian, celle de Stephan et juste la guitare, un peu de cordes… « Les Papillons »… Et les titres des autres m’échappent…

Quel bonheur que leur complicité ! Et Djian m’est apparu drôlement plus à l’aise que dans les diverses vidéos que j’avais regardées sur le net ! Il est la voix, Stephan la musique, et au fil du concert, on ne sait plus très bien tant les voix et les notes se répondent et se mêlent subtilement dans un accord parfait… Beau. Simplement et formidablement beau ! Et à ma connaissance, unique, comme démarche. Et ça, ça me plaît car on ressent vraiment que ces deux-là sont sur scène pour se faire plaisir et pour nous faire plaisir : ils n’ont rien à vendre, juste à offrir… Et le public ne s’y trompe pas qui applaudira parfois très longuement après certains morceaux et finira par une véritable standing ovation à la fin du concert !
Et je crois que cela leur a vraiment fait plaisir à tous les deux et à leurs musiciens !

C’était notre merci, sincère, pour ce cadeau magique…

Pour terminer, quelques petites anecdotes qui me reviennent en mémoire…
« Pas d’ami comme toi », deuxième morceau et ô combien de circonstance !… Au premier refrain, le public ne suit que mollement. SE s’arrête et réprimande gentiment tout le monde : nous nous ferons bien entendre ensuite !!!
A propos des ruines de l’abbaye : « Moi, je suis suisse… Mais, pour toi, Philippe… Quand on est arrivé, ils nous ont dit que c’est la révolution française » !!!
A je ne sais plus quel moment ni à propos de quoi, Stephan s’est mis à parler d’un chat de Philippe qui se trouve systématiquement couché sur le lit lorsqu’ils travaillent tous les deux. Et je ne sais pas pourquoi non plus, SE a été pris d’un fou rire incroyable ! Les larmes lui coulaient ! Et bien entendu, la contagion a gagné toute la salle !
Et puis, Il nous a décrit combien l’accueil était remarquable : « On est trrrès bien ici ! Je vous assure, Messieurs, Dames ! On a une loge immense, avec des fleurs, des bonbons ! Si ! Si ! vous viendrez voir après le spectacle ! »… Bon. Il n’a pas tenu parole…

Voilà, voilà… Écrire tout ça, c’est le revivre un peu… Et à nouveau ce nœud dans la gorge…

A la fin du concert, Stephan a carrément poussé Philippe vers les personnes qui s’étaient approchées de la scène pour qu’il aille signer les multiples bouquins qui se tendaient vers lui… Mais notre ami suisse s’est rué vers la sortie et a filé vers sa loge !!!
Dans le style « vas-y, moi, j' me barre », c’était pas mal réussi !!!
Mais nous fûmes quelques-uns à ne pas l’entendre de cette oreille et nous avons patienté !!!
En fait, je pense que Stephan avait très envie de prendre un peu le frais ! Il faisait une chaleur étouffante dans cette petite salle bondée ! Pour nous, public, c’était déjà difficilement supportable (quoique j’aurais allègrement supporté 10° de plus !!! ) mais sous les projecteurs, ce devait être le sauna !!!

Stephan a finalement manifestement envoyé Fabrice en éclaireur, histoire de voir s’il pouvait tenter une sortie… Mais les irréductibles étaient toujours là ! Il a donc dû se plier aux autographes et aux photos… On a bien compris qu’il ne fallait pas trop trop insister… On l’a connu plus détendu et disponible…Mais loin de moi l’idée de lui en faire le reproche Je comprends que s’il devait écouter tout ce que chacun a envie de lui dire après un concert aussi magnifique, la nuit risquerait d’y passer !!!

Révé (BE) - Concert Stavelot (18/05/2011)
(Mai 2011)
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