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| Audios
by Rafale ( Courbevoie - 20/05/2011)
(c) whatever-fr.com |
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J’ai
pris la route dès 15h ! 181km, quand même…
Donc, arrivée très tôt, le
char garé sans soucis… Le temps de
balader un peu sur le site des fouilles des ruines
de l’abbaye primitive (Stephan en parlera…)…
Le temps de casser la croûte…
Et
voilà : à peine 18h45 et j’attends
dans le vaste hall de l’Abbaye, avec un
couple qui m’a précédée,
qu’arrive la responsable qui me donnera
le précieux et (in)attendu sésame
! Nous patientons tout à côté
d’une première double porte (No entry
!) : une voix, celle de Djian, puis une autre
et des notes bien connues… La répétition
est en cours : c’est déjà
un délice, d’autant que coulent les
notes de « Rivière » !
La dame arrive, s’installe à la petite
table, barrière symbolique devant l’accès
à la salle.
Je me nomme, elle sort le joli ticket (j’ai
pas les moyens techniques de vous le montrer,
mais c’est une très jolie photo de
SE et Djian ), je sors mon portefeuille... Et
la porte s’ouvre : je lève la tête
et, juste derrière Philippe Djian qui passe
furtivement et se dirige vers le fond du hall,
suivi des musiciens, mon regard plonge dans des
yeux sombres, sérieux, presque sévères,
étonnés qu’il y ait là
déjà ces trois impatients qui attendent
et ont tout entendu… Regard presque réprobateur
: la préparation du concert, ce doit être
« top secret » ! C’est vrai,
quoi ! Est-ce que les invités vont soulever
le couvercle de la marmite pour connaître
le menu ???!!!
Donc « Bonjour », d’un ton bref
! Auquel nous répondons bien sûr,
et l’autre dame qui est là remercie
pour cet avant-goût du spectacle alors que
tous ont déjà quasi disparu !
Waouh
! Je ne rêve pas ! Non ! Non ! Non !
Les
minutes s’égrènent, lentement.
Elles doivent bien faire 90 secondes chacune,
c’est pas possible autrement !
Vers
19h20, et parce que nous sommes déjà
assez nombreux, on nous ouvre la salle.
Une toute petite salle voûtée, relativement
étroite, et qui se révèlera
d’une remarquable qualité acoustique.
Quelques rangs de chaises en parterre, des gradins
où, assis dans les derniers rangs, il serait
presque aisé de toucher le plafond. La
scène juste assez grande pour accueillir
les trois musiciens, le piano (Eh oui ! La rock
star peut exiger un piano ici aussi !!!), un haut
tabouret et une chaise type « de bureau
», les micros et l’électronique
en version minimale…
Place
207, pour 215 maximum au total. Mais j’ignore
les hasards de la numérotation car cela
me place non tout au fond, mais à la fin
du deuxième tiers, sur la gauche ! Vais
pas me plaindre, tout de même !!! Et je
dois dire que je suis bien placée ! Vue
plongeante, rien à redire, surtout pour
ce ticket que je n’osais plus espérer
! D’ailleurs, je ne suis pas encore tout
à fait certaine que cela est bien réel…
Je suis un tantinet tendue… Une telle chance,
après une telle déception (Denain)…
!!! Quelque chose va se passer qui va me réveiller
brutalement et je vais me retrouver, hébétée,
calée dans mon canapé à lire
« pépère » !
Meuh
non !!! La salle se remplit doucement… Les
portes se ferment. Et s’ouvrent à
nouveau pour permettre aux éternels retardataires
d’entrer : j’aperçois SE qui
passe… Waouh ! Ça y est !!!
Quelques applaudissements fusent… Une ou
deux minutes interminables… Les musiciens
font leur entrée sur scène. Un furieux
tape du pied !
Et la magie commence, tout en douceur «
Durant un long moment »… Et là,
je sais que ce sera du bonheur tout pur pendant
tout ce concert, tellement désiré,
tellement attendu, tant le phrasé, la profondeur
de la voix de Philippe se marient admirablement
aux accords de guitare et à la voix de
Stephan… Ces deux-là sont vraiment
complémentaires et complices : j’espère
qu’ils nous referont une ‘tite tournée
de ce tonneau : ce doit être un Château
d'Yquem, rien de moins !!!( J’en ai jamais
bu mais j’imagine… )
Tonnerre d’applaudissements dès ce
premier morceau !
Alors,
ne me demandez pas la setlist : je n’en
sais rien !
Et n’attendez pas de photos non plus: d’abord,
j’avais oublié mon appareil et puis,
de toute façon, je n’aurais pas pris
de clichés : je ne veux absolument pas
perdre une miette du concert ! Je reste yeux rivés
sur la scène et oreilles tendues : le ciel
me tomberait sur la tête que je ne m’en
rendrais même pas compte !!!
Je sais simplement, que durant ce trop, trop court
concert, il m’a été donné
d’entendre, de ce duo merveilleux, quasi
l’intégralité de mon «
top 10 » !
Alors, comme ça me vient, et dans un joyeux
désordre : « Durant un long moment
», je viens d’en parler, mais aussi
« Mille vies », dans une version plus
« violente » qui m’a littéralement
bouleversée.
« Rivière »… Aaaah !
« Rivière » ! Stephan
se lève, se dirige vers le piano, après
avoir expliqué comment il peut désormais
en obtenir un sur scène et, s’adressant
au public qui se trouve face à l’instrument,
il demande à cette partie-là de
la salle de ne pas faire de photos pendant qu’il
joue « pour qu’on ne voie pas mes
grosses fesses (sic) ! Rires et applaudissements
!!! Cela dit, j’ai littéralement
adoré cette version au piano et pourtant,
« Rivière », c’est «
the » titre auquel il ne faut pas bouger,
l’interprétation qui me touche le
plus étant celle du « Taxi Tour Europa
» (qui passe en boucle dans la voiture pour
le moment…)
« Voyage », dans une interprétation
différente mais tout aussi sublime que
celle de l’enregistrement de La Rochelle.
Un « Déjeuner » vraiment en
paix : c’est comme cela que je l’aime
le plus ! « Tu ne me dois rien »,
« Dis-moi où », « Ô
Ironie » en ultime rappel, lancinant plus
que jamais ; aussi beau, si pas plus, que dans
la version que Stephan nous avait offerte en finale
des derniers concerts de la tournée «
Eldorado »…J’en ai les larmes
aux yeux…
Vraiment,
ce fut une trèèèès
bonne idée, Stephan, d’inviter ce
trio de cordes sur scène !
Et
puis, il y a ces textes, ces chansons qui n’existent
pas ou pas encore et dont on voudrait l’intégralité
sur le prochain album… Telles quelles, avec
la voix de Djian, celle de Stephan et juste la
guitare, un peu de cordes… « Les Papillons
»… Et les titres des autres m’échappent…
Quel
bonheur que leur complicité ! Et Djian
m’est apparu drôlement plus à
l’aise que dans les diverses vidéos
que j’avais regardées sur le net
! Il est la voix, Stephan la musique, et au fil
du concert, on ne sait plus très bien tant
les voix et les notes se répondent et se
mêlent subtilement dans un accord parfait…
Beau. Simplement et formidablement beau ! Et à
ma connaissance, unique, comme démarche.
Et ça, ça me plaît car on
ressent vraiment que ces deux-là sont sur
scène pour se faire plaisir et pour nous
faire plaisir : ils n’ont rien à
vendre, juste à offrir… Et le public
ne s’y trompe pas qui applaudira parfois
très longuement après certains morceaux
et finira par une véritable standing ovation
à la fin du concert !
Et je crois que cela leur a vraiment fait plaisir
à tous les deux et à leurs musiciens
!
C’était
notre merci, sincère, pour ce cadeau magique…
Pour
terminer, quelques petites anecdotes qui me reviennent
en mémoire…
« Pas d’ami comme toi », deuxième
morceau et ô combien de circonstance !…
Au premier refrain, le public ne suit que mollement.
SE s’arrête et réprimande gentiment
tout le monde : nous nous ferons bien entendre
ensuite !!!
A propos des ruines de l’abbaye : «
Moi, je suis suisse… Mais, pour toi, Philippe…
Quand on est arrivé, ils nous ont dit que
c’est la révolution française
» !!!
A je ne sais plus quel moment ni à propos
de quoi, Stephan s’est mis à parler
d’un chat de Philippe qui se trouve systématiquement
couché sur le lit lorsqu’ils travaillent
tous les deux. Et je ne sais pas pourquoi non
plus, SE a été pris d’un fou
rire incroyable ! Les larmes lui coulaient ! Et
bien entendu, la contagion a gagné toute
la salle !
Et puis, Il nous a décrit combien l’accueil
était remarquable : « On est trrrès
bien ici ! Je vous assure, Messieurs, Dames !
On a une loge immense, avec des fleurs, des bonbons
! Si ! Si ! vous viendrez voir après le
spectacle ! »… Bon. Il n’a pas
tenu parole…
Voilà,
voilà… Écrire tout ça,
c’est le revivre un peu… Et à
nouveau ce nœud dans la gorge…
A
la fin du concert, Stephan a carrément
poussé Philippe vers les personnes qui
s’étaient approchées de la
scène pour qu’il aille signer les
multiples bouquins qui se tendaient vers lui…
Mais notre ami suisse s’est rué vers
la sortie et a filé vers sa loge !!!
Dans le style « vas-y, moi, j' me barre
», c’était pas mal réussi
!!!
Mais nous fûmes quelques-uns à ne
pas l’entendre de cette oreille et nous
avons patienté !!!
En fait, je pense que Stephan avait très
envie de prendre un peu le frais ! Il faisait
une chaleur étouffante dans cette petite
salle bondée ! Pour nous, public, c’était
déjà difficilement supportable (quoique
j’aurais allègrement supporté
10° de plus !!! ) mais sous les projecteurs,
ce devait être le sauna !!!
Stephan
a finalement manifestement envoyé Fabrice
en éclaireur, histoire de voir s’il
pouvait tenter une sortie… Mais les irréductibles
étaient toujours là ! Il a donc
dû se plier aux autographes et aux photos…
On a bien compris qu’il ne fallait pas trop
trop insister… On l’a connu plus détendu
et disponible…Mais loin de moi l’idée
de lui en faire le reproche Je comprends que s’il
devait écouter tout ce que chacun a envie
de lui dire après un concert aussi magnifique,
la nuit risquerait d’y passer !!!
Révé
(BE) - Concert Stavelot (18/05/2011)
(Mai 2011)
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