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| Photos,
vidéos, audio : MHB & Rapha
Z. |
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Le concert
d'hier était un cadeau, un vrai cadeau!
On a eu droit à, par ordre d'entrée
en scène : Stephan Eicher, finn, Anne-Sophie
(violoniste), Gert (contrebasse, je crois ), Djian,
au milieu du concert, pour 2 chansons et Sophie
Hunger à la fin (pour 3 chansons).
Le
théâtre des Bouffes Du Nord en lui-même
est déjà un endroit surprenant et
d'une beauté nostalgique, hésitant
entre le palais des mille et une nuits, la salle
rococo et le temple antique délaissé
par ses fidèles.
( Site
web du Théâtre des Bouffes du Nord
)
La
salle est dans le noir quand Stephan Eicher et
finn entrent en scène. Finn commence, un
peu intimidé, à la guitare. Je connais
mal son répertoire, alors, je ne vous dirai
pas de quelle chanson il s'agit, excusez-moi.
Le public et lui font connaissance. Une surprise
nous attend : Stephan Eicher s'installe au piano
et accompagne finn, aussi intimidé que
le 1er. Le concert démarre doucement, le
violon fait merveille sur ce duo, tout flotte
dans cette musique et les lumières somptueuses
qui transforment cet endroit hors du temps, indéfini,
où le rouge safran et les ombres chinoises
créent une ambiance quasi onirique.
Stephan
est disert, raconte comment finn le connaissait
...par Eisbaer et non par « Déjeuner
en Paix », qui seront jouées, reorchestrées
de géniale façon avec des pizzicatis
de violon très bien venus, je trouve.
Arrive
ensuite Djian, ovationné après sa
lecture de
« Durant un long moment » et «
Dis-moi où » et qui quitte la scène
sur un dernier au revoir de la main, apparemment
à regret. Il a l'air de prendre goût
à la scène...
Les
titres défilent (Voyage, Manteau de Gloire,
Rivière...), nous sommes engouffrés
dans une fissure de l'espace-temps, il n'y a plus
que ces artistes au milieu des lumières
changeantes, entourés d'ombre.
-
Eicher devant le piano : « il ya bcp de
noir et de blanc devant moi !» - Rires.
- « Il faut se souvenir d'un mot plus beau
en allemand qu'en français pour une fois
: Trost, qui veut dire
«
consolation ».
- Finn disant au public : « vous êtes
très beau » et la réponse
qui fuse : « vous aussi »
Eicher confiant qu'il a écrit deux lettres
de fan dans sa vie, à finn et à
Sophie Hunger qui arrive pour « My funny
Valentine » et « Like a rolling stone
» en trio avec Eicher et finn et «
Spiegebild » en duo avec Stephan. ce sera
en 3ème rappel, improvisé à
en croire Eicher. Cette jeune femme est la vie
incarnée, elle est intense, une sacrée
chanteuse aussi. Finn également, est un
chanteur au talent éthéré,
au regard souligné de blanc, comme «
Un indien dans la ville » qu'il semble être
dans la vie.
En
duo avec Stephan, finn reprendra en avant dernier
rappel et a capella, sans aucun problème,
leur voix portant aisément, la guitare
aussi, « I just called to say I love you
» de Stevie Wonder. Le public en sourit
et ce sourire s'entend dans la salle.
Ce
fut un pur, magnifique et envoûtant moment
de joie partagée dans ce monde de brutes.
Et que ça fait donc du bien!!
Marie-Hélène
B.
(Juin 2009)
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